L’âne de Platon

Un grand âne, à qui voulait l’entendre
et voulait parier un écu,
d’un aïeul se prétendait descendre,
sur son dos où Platon mit son cul.

Se disait, plein d’orgueil à revendre,
un tocard, qu’on avait vu vaincu,
du sang vif d’un coursier d’Alexandre,
sous son cul où il avait vécu.

D’un obscur, à côté d’une gloire,
rien de plus qu’un détail de l’Histoire,
un petit croit se faire plus grand.

D’une race on descend, on hérite,
dont il faut soutenir le vrai rang :
la valeur d’un titre se mérite.












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Par Verbo le 23.09.18

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